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Être prêt à affronter la nouvelle Convention Collective de la métallurgie

Après cinq ans de négociations, le secteur de la métallurgie avait annoncé le 7 février 2022, la révision de sa convention collective. L’objectif était de mettre à jour un système qui avait quelque peu vieilli. Cette nouvelle convention collective entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2024. Nous décrirons ci-après, le fonctionnement de la classification, la manière dont elle sera déployée dans l’entreprise ainsi qu’une solution pour faire face à la complexité de sa mise en place.

🧐Pourquoi créer une nouvelle convention collective de la métallurgie ?

Selon l’OPCO 2i, en 2020, le secteur de la métallurgie employait 1,6 million de salariés pour près de 42 000 entreprises (60% de TPE).

Il repose sur un système conventionnel complexe basé sur des textes vieillissants, nombreux, en décalage avec la conjoncture actuelle.

La progression des activités industrielles, l’essor technologique et la modification de la manière de travailler nécessitent une mise à jour du dispositif conventionnel existant, pour bâtir le nouveau modèle social de l’industrie.

Il y a presque cinq ans, des négociations ont donc été ouvertes avec les organisations syndicales avec pour objectif de revoir l’ensemble des dispositions du système conventionnel de la métallurgie, qui comportait :

  • une convention collective nationale pour les ingénieurs et cadres,
  • 77 conventions collectives pour les non-cadres (dont une pour la sidérurgie, les 76 autres sont des conventions territoriales),
  • De nombreux avenants et accords autonomes complémentaires.

Les négociations ont abouti à la signature, le 7 février 2022, d’une Convention Collective Nationale Unique de la Métallurgie.

La méthodologie de classification des emplois

La nouvelle Convention Collective Nationale de la Métallurgie a remplacé les quatre systèmes de classification existants par une seule classification des emplois.

Cette nouvelle approche a pour objectif d’assurer une équité entre tous les employés de la branche en classant les emplois plutôt que les individus.

À cet effet, la branche dispose d’une seule échelle de classification pour l’ensemble de sa population et de ses entreprises.

Cette nouvelle méthodologie de classification repose sur une analyse objective des activités et du contenu des emplois grâce à trois outils paritaires : un référentiel d’analyse des emplois, un tableau de classement des emplois et un glossaire.

📋Les critères classants

contrat travail

Le référentiel d’analyse des emplois comporte six critères classants qui font l’objet d’une approche spécifique. Ces critères sont :

  • la complexité de l’activité,
  • les connaissances,
  • l’autonomie,
  • la contribution,
  • l’encadrement-coopération,
  • la communication.

Ces critères sont indépendants et ont tous le même poids, offrant ainsi une vision à 360° de l’emploi.

Chacun des six critères classants est composé de dix degrés d’exigence. Il faut affecter un degré d’exigence pour chaque critère. Le degré d’exigence qui sera retenu donne lieu à l’attribution d’un nombre de points égal au degré correspondant, soit une valeur comprise entre 1 et 10.

Cela conduit donc à une cotation par points des emplois.

📃La cotation des emplois

La cotation résulte de l’addition des degrés retenus pour chacun des six critères, avec un total compris entre 6 et 60.

Avant de coter un emploi, l’employeur doit établir une fiche descriptive de l’emploi en français.

Cette fiche permet de coter l’emploi, critère par critère, en décrivant les activités significatives de l’emploi, la nature et le périmètre des responsabilités exercées ainsi que les relations de travail.

Pour la première application de la nouvelle convention dans l’entreprise, l’employeur doit notifier par écrit aux salariés leur classification et leur niveau de rémunération.

🔍Le statut de cadre pourra être remis en cause avec la nouvelle classification :

Des dispositions transitoires sont prévues pour les cadres dont l’emploi est repositionné en non-cadre.

En effet, si certaines personnes sont classées “cadres” au 31 décembre 2023, il est possible qu’ils/elles soient re-qualifié(e)s en “non-cadres” à compter du 1er janvier 2024 (dans la mesure où elles sont classées à un niveau inférieur à F).

Pour ces salariés « re-qualifié(e)s non-cadres », l’article 68 de la nouvelle convention prévoit cependant l’accès à certaines dispositions limitativement énumérées, notamment :

  • préavis,
  • indemnité de licenciement,
  • incidence de la maladie sur les congés payés,

Et cela, aussi longtemps qu’ils occupent l’emploi re-qualifié en non-cadre au sein de l’entreprise qui les emploie, à la date d’entrée en vigueur de la nouvelle convention collective.

De plus, l’article 69 prévoit une garantie de salaire.

🏢Comment déployer ce nouveau cadre conventionnel dans les entreprises ?

Pour mettre en œuvre ce nouveau système de classification, les entreprises doivent repartir de zéro, car il n’existe aucun système de transposition entre les anciennes classifications et les nouvelles.

De plus, il semble inévitable que le déploiement de cette nouvelle classification va générer de nombreuses questions, tant sur le plan organisationnel que sur le plan des ressources humaines de l’entreprise.

Il est donc nécessaire que l’entreprise assure un véritable accompagnement du changement pour intégrer et expliquer la nouvelle classification, tant pour les procédures juridiques RH que pour les modes de management et la gestion de carrière.

Avec la nouvelle classification, la répartition des catégories socio-professionnelles va disparaître.

Ce travail de re-classification est relié à la paie et va également nécessiter un nouveau paramétrage des logiciels de paie compte tenu :

  • des nouvelles spécificités liées à la cette classification,
  • ainsi que des nouveaux paramètres induits (comme le calcul de la prime d’ancienneté qui sera réservée aux emplois classés de A à E).

🕊Comment Néa RH+ peut vous aider à gérer la transition vers la nouvelle convention collective de la métallurgie ?

Nous savons combien il va être complexe et chronophage de prendre connaissance de tous les critères pour chaque employé et dans un temps restreint (la nouvelle convention collective sera effective à partir du 1/1/2024, et doit être pleinement appliquée au 31/1/2024).

Nombre d’entreprises ont, par ailleurs, déjà signé des accords de méthode ou de déploiement (Safran ou Airbus par exemple).

Aussi, pour vous aider dans cette nouvelle organisation et pour que cette mission n’empiète pas sur vos autres missions, nous avons développé un logiciel de génération automatique de documents RH.

Celui-ci intègre tous les paramètres de votre convention collective, pour avoir des documents toujours à jour automatiquement en quelques clics.

Nous nous appuyons sur un réseau d’avocats qui met à jour continuellement les données liées aux conventions collectives et qui a consacré quelques milliers d’heures au sujet de la nouvelle Convention Collective de la métallurgie !

Sécurisez vos documents et procédures, évitez les chausse-trappes qui jalonnent la gestion du droit social, réduisez votre charge mentale et libérez-vous !

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Créer un esprit collaboratif au sein de son organisation, représenté par des collaborateurs heureux autour d'une table

Comment créer un esprit collaboratif au sein de sa structure ?

Créer un esprit collaboratif au sein de son organisation, représenté par des collaborateurs heureux autour d'une table

Les responsables des ressources humaines s’investissent dans l’amélioration du sentiment d’appartenance et sont toujours prêts à tester de nouvelles initiatives. 

L’absence de sentiment d’appartenance à l’entreprise est souvent dû au manque de sens perçu par le collaborateur. Une étude fournie par OpinionWay en 2021 a pu déterminer que 42% des français ne trouvaient plus de sens dans leur travail. 

Et cela est inhérent au fait que les collaborateurs perdent de vue l’impact qu’ils ont sur l’activité de l’entreprise. En effet, lorsque les tâches ou missions dévolues aux collaborateurs sont de plus en plus segmentées, les collaborateurs n’ont plus l’impression de contribuer à la réussite de l’entreprise.

Ce manque de sens crée une baisse de motivation chez le collaborateur et celle-ci se répercute sur l’équipe. 

L’enjeu est donc de recréer un esprit collectif et collaboratif redonnant un sens au travail des collaborateurs. 

Mais comment améliorer l’esprit d’équipe au sein de l’entreprise ?

1 - Optimiser le taux d’utilisation des solutions RH pour couvrir un maximum de personnes.

Pour être sûr qu’ il y ait un engagement fort de la part des collaborateurs aux entreprises, il est important d’effectuer des campagnes de communication et de sensibilisation au niveau des projets de l’entreprise.  

Pour rassembler les collaborateurs dans la mise en place d’un projet d’entreprise vous pouvez : 

  • Créer un webinar, afin que les collaborateurs soient intégrés dès le début du projet et se sentent concernés. 
  • Campagnes d’emailing, en interne, adapter au contexte de l’entreprise, pour permettre au collaborateur de comprendre les enjeux de l’entreprise.
  • Audits ou sondages pour permettre aux collaborateurs d’exprimer leurs besoins, qu’ils soient matériels ou immatériels avant le lancement des projets. 

On peut également partir sur des démarche plus humaines, au plus proche des collaborateurs en mettant en place des ateliers de team building, des moments de convivialité, des cours de sport hebdomadaires ou encore des outils de communication innovants. 

Il est important d’effectuer ces démarches à la carte, afin que ce soit le collaborateur qui ait envie d’y participer et ne le ressente pas comme une obligation. 

2 - Donner une vision commune des objectifs d’entreprise :

virion commune de l'entreprise, fidélisation

Faire en sorte que les membres de l’organisation aient une vision commune des objectifs à atteindre et de la manière dont ils peuvent y contribuer. Cela peut se faire en partageant régulièrement des informations sur ces objectifs et en discutant des stratégies pour y parvenir.

3 - Favoriser une culture d'entraide collaboratif et de soutien mutuel :

Des encouragements mutuels et des conseils ponctuels entre les intervenants permettent d’allier convivialité et performance. 

L’entraide des uns et des autres constituent une formidable opportunité de team building. Dans une équipe qui coopère, le progrès de chacun doit devenir l’affaire de tous et inversement.

Encourager la collaboration et le travail d’équipe. Cela peut se faire en mettant en place des projets communs ou en organisant des événements où les membres de l’organisation peuvent travailler ensemble pour atteindre un objectif commun.

Pour intégrer les personnes réticentes au processus d’entraide il est efficace de mettre en place des binômes temporaires. 

4 - Mettre en place des activités extérieurs communes :

sortie entre collaborateurs

Offrir des activités extérieures communes à vos salariés permet de veiller à ce qu’ils ne se cantonnent pas seulement à la coordination des tâches et des missions confiées. Organiser des sorties, randonnées pédestres,etc…Permet de leur donner l’opportunité d’élargir la relation professionnelle et le plaisir de travailler ensemble. 

5 - Favoriser la diversité, pour favoriser l'esprit collaboratif :

Encourager la diversité au sein de l’équipe peut aider à apporter des perspectives différentes et à résoudre les problèmes de manière plus créative et efficace. Cela peut également contribuer à renforcer la coopération et la compréhension mutuelle au sein de l’équipe.

6 - Encourager l’implication et la valorisation :

Cela peut se faire en écoutant attentivement les collaborateurs et en leur donnant la possibilité de prendre des décisions importantes.

Favoriser une culture d’innovation et d’entrepreneuriat peut inciter les membres de l’organisation à être plus créatifs et à prendre des risques calculés. Cela peut contribuer à renforcer l’esprit collectif et à améliorer les résultats de l’entreprise.

En résumé, pour créer un esprit collectif et collaboratif au sein de son organisation, il est important de favoriser la communication, la collaboration, l’implication des membres et la culture d’entraide. Il est également important de partager des objectifs communs et de s’assurer que tous les membres de l’organisation comprennent leur rôle dans la réalisation de ces objectifs. Ces efforts permettront de renforcer la cohésion de l’équipe et de créer un environnement de travail positif et productif.

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Fidélisation des employés, une action complexe, un enjeu majeur !

La fidélisation : une action complexe, un enjeu majeur !

Fidélisation des employés, une action complexe, un enjeu majeur !

Le sens que l’on donne au travail est actuellement en mutation. 

Auparavant, il était évident que travailler était une finalité en soi et le fait de travailler pour de grandes banques ou entreprises était satisfaisant et valorisant. Mais aujourd’hui le regard porté sur le monde professionnel est tout autre et nous assistons à une véritable crise de sens.

D’une part, les nouvelles générations comme les anciennes générations revisitent leurs rapports au travail en privilégiant des postes avec une réelle conciliation de la vie professionnelle/personnelle et une contribution affichée à des objectifs sociaux et environnementaux qui dépassent les fonctions qui leur sont assignées. 

D’autre part, des dispositifs légaux, notamment la loi de Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) mettent les entreprises face à leurs responsabilités, avec des attentes sociétales de plus en plus fortes. 

Enfin, on peut constater une injonction paradoxale des collaborateurs qui manifestent un besoin d’appartenance fort à un collectif et la reconnaissance de leur individualité.

Le mode de fonctionnement de l’entreprise n’est donc plus toujours aussi adapté aux aspirations individuelles actuelles. Aussi, il est donc indispensable de s’adapter et de réorganiser la conception même de la relation au travail. 

Mais quels sont donc les axes majeurs à développer au sein d’une structure pour améliorer la fidélisation?

On peut en retenir certains :

1 - Le sens, la mission améliorent la fidélisation :

Les collaborateurs en quête d’un sens, d’une finalité, d’un but ultime à leur travail recherchent en priorité des entreprises qui possèdent une mission authentique et qui affichent des principes vertueux mis en œuvre dans leurs pratiques professionnelles. 

Il ne s’agit pas ici d’une marque employeur “qui claque”, mais de valeurs, principes, engagements et missions, réellement mis en application au quotidien, et qui donnent envie aux collaborateurs de s’engager ou qui leur procurent le plaisir d’y contribuer.

2 - L'épanouissement :

L’entreprise est dorénavant perçue comme un vecteur d’accomplissement personnel. Sans tomber dans une dérive d’injonction au bonheur, il s’agit cependant de mettre en œuvre des actions qui prennent en compte cet axe de management.

Proposer aux salariés des conditions de travail stimulantes, sans les enfermer dans des procédures ineptes, permettra de libérer leur créativité et leur action.  

On peut reconnaître la validité de la proposition traditionnelle selon laquelle les collaborateurs heureux sont plus performants au travail mais on peut admettre aussi la proposition inverse selon laquelle, c’est le fait d’être performants, donc reconnus, qui rend les collaborateurs heureux.

3 - La fidélisation par la pensée collective :

Un groupe n’est pas une juxtaposition d’individus qui se perdraient dans une servitude volontaire,il peut amplifier le goût de l’effort lorsque son action est sous-tendue par une pensée structurée, il peut être le ferment d’un dépassement de soi dans une euphorie commune, il peut fédérer les forces vives de chacun vers un objectif commun, celui de la réussite.

4 - Le relationnel :

Il est évident que le rôle du relationnel au sein de l’entreprise est primordial, et ce constat est d’ailleurs corroboré par toutes les études qui analysent des facteurs de Qualité de Vie au Travail.  Ce sont en effet les liens entre collaborateurs, ou la notion de convivialité ou encore les liens avec la hiérarchie qui ressortent dans les top 5 des classements.

5 - La valorisation du droit à l’erreur :

Dans le cadre de leur fonctions, il s’agit de laisser les collaborateurs libres de de prendre des initiatives.

Effectivement, il y a là, une prise de risque pour l’entreprise car certaines erreurs peuvent coûter cher, ce qui explique les réticences de certains dirigeants. Mais pour évoluer, il faut transformer les risques en opportunités. C’est là où la réflexion doit se doubler du principe d’intuition pour évaluer les conséquences d’un risque mesuré.

Comprendre cet enjeu améliorera la fidélisation au sein de votre entreprise.

6 - La finalité de l’action :

Mais on est aujourd’hui dans une ère technologique, les entreprises ont besoin de se techniciser pour se différencier de la concurrence, on crée donc des métiers spécialisés pour répondre à cet objectif qui doit être sans cesse redéfini auprès des salariés afin de susciter leur adhésion et une plus grande implication. La finalité du travail sera renforcée si elle s’inscrit dans une prospective claire.

Lorsque le collaborateur perd de vue de ce qui donne du sens à son travail, il va rompre le lien avec l’entreprise et rechercher d’autres activités ou filières dans lesquelles la finalité de son travail sera plus concrète et évidente. 

7 - La promotion de la confiance :

Tout mettre en œuvre pour promouvoir la confiance car selon Julia de Funes “ Les collaborateurs qui se sentent investis de la confiance de leur employeur veulent s’en montrer dignes”.

On a tendance à croire que la confiance se mérite, mais la confiance n’est pas une conséquence d’action, on doit forcément en faire le pari même au prix d’un certain risque.  

Lorsque le lien de confiance est rompu et qu’un contrôle drastique est instauré, les collaborateurs doivent en permanence justifier leur action pour faire la preuve de leur engagement.  Ils sont donc pris, consciemment ou inconsciemment, dans une sorte de jeu de rôle. Les salariés investis quant à eux d’un lien de confiance, travaillent naturellement plus efficacement et plus librement.

8 - La force de l’échange, un point clé pour la fidélisation :

force de l'échange

Aujourd’hui, les réunions sont fréquentes, l’échange et le partage des idées entre salariés est indispensable mais la durée des séances peut en rebuter plus d’un et le grand groupe en inhiber certains.

Il est nécessaire de limiter le temps de ces échanges, de définir précisément les thèmes de discussion et aussi d’instaurer une plus grande confiance en réduisant le nombre de participants pour permettre à chacun de s’exprimer au bénéfice de tous. 

En conclusion :

La fidélisation repose essentiellement sur une dimension relationnelle bien comprise; celle-ci agit sur la confiance en soi, la confiance en l’autre et la confiance en l’avenir. 

La valorisation individuelle et collective en découle et apporte avec elle les conditions nécessaires à la réussite. 

fidélisation collaborateur

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Télétravail – Les 4 types de télétravailleurs

les 4 types de télétravailleurs, un homme en télétravail devant son ordinateur

Le télétravail est une pratique qui nous semble aujourd’hui familière alors qu’en 2017, on estimait à seulement 7% le nombre de personnes le pratiquant de façon régulière ou occasionnelle. 

C’est en 2020 que la notion du télétravail prend son essor. Contraints par la crise sanitaire, de nombreux salariés ont dû l’adopter entraînant une hausse significative du nombre de télétravailleurs. 

En 2021, l’enquête Impact, mise en place par le Céreq décrit la population des télétravailleurs en fonction de l’évolution de leurs conditions de travail, de leurs besoins en compétences et de leurs pratiques de formation (étude entre mars 2020  et mai 2021, le télétravail a concerné plus de 4 salariés sur 10, soit 15% qui l’exploitaient déjà avant et 27% qui l’ont découvert).

Lors de cette étude,  Marion Lambert, économiste au Céreq a pu distinguer 4 types de télétravailleurs. 

Mais, quelle stratégie peuvent être appliquées, en fonction de chaque type de télétravailleurs, pour préserver et entretenir les relations entre collaborateurs ?

1 - Les Nouveaux convertis au télétravail (40%) :

Groupe composé majoritairement de primo-travailleurs. 
Ceux-ci n’avaient pas eu recours au télétravail lors du premier confinement, mais l’ont tous pratiqué à partir du second (fin 2020). 

Leurs activités de travail ont nécessité l’utilisation d’outils collaboratifs. 100 % d’entre eux ont eu recours à des outils de visioconférence ou de partage et de stockage de fichiers.

Ce groupe a majoritairement connu l’introduction d’un nouvel outil numérique en 2020 contrairement aux autres télétravailleurs. 

Il est principalement composé de femmes issues des corps de métiers suivants : gestionnaires administratifs, comptables, commerciales ou de cadres de grandes entreprises du secteur de la finance, de l’assurance ou de l’immobilier.

 👉 Les Nouveaux convertis plébiscitent les initiatives pour recréer les rituels qui rythment une journée classique. 

 

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le tip de nea

Instaurez une politique de visio-cafés ou visio-déjeuners pour recréer un environnement propice aux conversations personnelles. Incitez vos collaborateurs à faire des pauses sociales pour conserver le lien et les interactions interpersonnelles !

2 - Les Aguerris et le télétravail (27%) :

télétravail

Groupe habitué au télétravail, ils l’ont pratiqué tout au long de l’année 2020 de façon intensive, durant plus de la moitié de leur temps de travail habituel.
Utilisateurs aguerris des technologies de l’information et de la communication (TIC). Ils manient tous les outils numériques pour échanger, collaborer et organiser leur travail. (agendas partagés, visioconférence,  partage et stockage de données sur des serveurs accessibles sur internet).

Ce groupe est principalement composé d’hommes ingénieurs en informatique, consultants ou directeurs commerciaux (on remarque une majorité de cadres de  35 à 49 ans – 84 %). 

Profils principaux : 

  • Très diplômés et récemment recruté dans l’entreprise (près de 70 % ont moins de 10 ans d’ancienneté). 
  •  Familiers des TIC (61% avaient un profil « nomade » avant la crise sanitaire)
  •  Travaillent plus souvent dans de grandes entreprises des secteurs de l’information et de la communication. 

👉 Les Aguerris plébiscitent les initiatives de team building. 

le tip de nea

Mettez en place tous les mois des challenges collectifs ludiques qui nécessitent une interaction et une collaboration entre tous les participants, pour renforcer le lien et la cohésion d’équipe.

3 - Les exceptionnels (18%) :

Groupe composé de collaborateurs ayant travaillé de façon peu intensive lors du premier confinement. 

On remarque que 81 % d’entre eux expérimentent pendant cette période, pour la première fois, le télétravail. 

De plus, 92 % d’entre eux déclarent avoir accès à des espaces numériques

partagés, mais qui ne leur permettent pas de pouvoir exercer l’ensemble de leur activité à distance. 

Lors du deuxième confinement, aucun n’a renouvelé l’expérience du télétravail (37 % des “exceptionnels” avancent que leur activité n’était pas télétravaillable ou qu’ils n’avaient pas les équipements adaptés pour le faire). 

Ce groupe est principalement composé d’hommes : techniciens ou chargés d’affaires, qui pratiquent leur métier depuis longtemps (environ 19 à 25 ans de carrière), plus âgés que la moyenne (51 % ont plus de 50 ans), exerçant des professions intermédiaires et travaillant plus souvent dans des entreprises de taille moyenne (entre 20 et 250 salariés).

👉 Les Exceptionnels plébiscitent les initiatives de conversations informelles. 

le tip de nea

Mettez en place des groupes de discussions pour créer une bulle d’échanges en vue de partager sur tous les sujets …. personnels comme professionnels. C’est un moyen efficace de recréer des discussions spontanées !

4 - Les occasionnels (15%) :

Groupe composé majoritairement de salariés qui ont découvert et qui ont pratiqué de façon peu intensive le télétravail tout au long de l’année 2020, car leur activité ne nécessite pas le recours à des outils collaboratifs.

Majoritairement les “occasionnels” sont des  femmes d’environ 50 ans (âge de 53% d’elles), moins diplômées (40 % sont titulaires d’un bac), et occupant des postes d’employées qualifiées (notamment d’employées administratives), effectuant principalement le métier de : conseillères clientèle, assistantes juridiques ou comptables. 

👉 Les Occasionnels plébiscitent les points réguliers en « one to one ». 

le tip de nea

Même si le télétravail reste plus résiduel pour cette catégorie, optez pour des entretiens personnels pour conserver le lien et vous assurer de la cohésion et performance de l’équipe.

Pour conclure :

La crise sanitaire a été un levier pour le lancement du télétravail et de nombreux salariés ont été confrontés à cet « apprentissage » soudain.

En dépit d’un manque de préparation, les interrogés ont su s’adapter grâce à la mise en place de nouveaux outils et à un suivi régulier à distance. 

Cependant, dés lors que le télétravail est instauré, il faut pouvoir s’assurer que le lien social, nécessaire au sentiment d’appartenance à l’entreprise, est conservé

Le lien social, source d’engagement et de performance devrait donc pouvoir être également structuré et piloté ! 

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engagement salariés - personnes autour d'une table pour s'engager entre salariés

Développer l’engagement collaborateurs

engagement salariés - personnes autour d'une table pour s'engager entre salariés

Pour éviter le turn-over et développer l’engagement de vos collaborateurs, nous avons sélectionné 5 façons de booster le potentiel humain et conserver vos talents !

1 -Fidéliser ses collaborateurs dès leur arrivée :

On estime que 50% des employés quittent leur poste de travail dans une durée de 6 à 8 mois. Cette statistique est confirmée par une étude de l’institut Mercuri Urval qui estime que 20% des nouveaux salariés envisagent de quitter leur entreprise dès le premier jour !

Pour conserver ces talents, soigner votre onboarding qui est le point d’entrée d’une bonne collaboration professionnelle.
Un onboarding dynamique et constructif, effectué par le nouveau collaborateur, du jour de son embauche jusqu’à l’acquisition totale de son poste de travail contribuera à créer une collaboration positive et durable…Un processus d’intégration réussi.

Pour mener à bien ce processus, il est important que dès ses débuts le collaborateur puisse se projeter dans la vie de l’entreprise et comprendre sa contribution concrète au projet d’entreprise. 

Il ne faut donc pas négliger la création d’un planning de formations journalières et la présentation de la vision à plus long terme des aspirations et des grands buts de l’entreprise.

Pour cela, il faut savoir expliciter la vision et la raison d’être de l’entreprise, afin que le collaborateur puisse se l’approprier.

2 - Distance rime avec qualité de vie au travail ?

proximité au travail

Il est évident que la proximité de votre collaborateur avec son lieu de travail est un facteur de qualité de vie qu’il faut prendre en compte. Lorsque vous êtes sur le point d’engager une nouvelle recrue, il est primordial de vérifier avec lui si la distance entre son lieu de travail et son domicile ne lui pose aucun problème*.

Si votre collaborateur doit effectuer plus d’une heure et demie de trajet, il sera sera inexorablement, à plus ou moins long terme,  désinvesti dans son travail.

*pour rappel : d’après l’article L1132-1 à L1132-4  celui qui décide de recruter ou non un salarié en s’appuyant seulement sur son lieu de résidence est considéré comme une discrimination prohibée par la législation. On parle donc ici d’un simple échange pour exposer le problème à votre futur collaborateur afin qu’il puisse en prendre connaissance avant tout engagement.

Pour améliorer le quotidien des employés sur place, la mise à disposition du télétravail modéré est une solution.

3 - Améliorer l’engagement de vos collaborateurs grâce à la « marque employeur » :

Toutes les entreprises sont à la recherche de la perle rare. Il ne faut donc redoubler d’effort pour attirer les collaborateurs talentueux.  

La marque employeur d’après Agnès Duroni, pionnière de la stratégie de marque, est de donner une identité à l’entreprise. L’image interne et la réputation externe. Elle a également pour but de répondre à trois problématiques majeures auxquelles font face les organisations : l’attractivité, la fidélisation et l’engagement.

Il est donc important de parler de l’histoire de l’entreprise pour que le futur collaborateur puisse y trouver un intérêt et puisse s’y reconnaître.

Les collaborateurs qui partage des valeurs communes avec celle de l’entreprise sont souvent des collaborateurs engagés.

Ce lien créé permet d’augmenter les chances de conserver ces talents 😉

4 - Une bonne communication est un tout :

Il est important de faire un point régulier surtout si l’entreprise est dans une période de changement, de transformation, d’investissement ou d’acquisition de nouveaux clients. 

Il est préjudiciable pour un collaborateur de découvrir à l’extérieur des changements dont il n’a pas été informé par l’entreprise. 

Les collaborateurs ont également besoin d’être écoutés et intégrés, de prés ou de loin, dans les discussions à visées stratégiques. Leur donner la possibilité de partager leurs idées et de contribuer à des projets constitue un espace d’échange enrichissant pour tous.

Grâce à cette implication, vos collaborateurs se sentiront valorisés ce qui engendrera un engagement d’autant plus fort. 

5 - Opportunités d’évolution au sein de l’entreprise :

amélioration/évolution de l'efficacité

Se sentir « stagner » dans sa carrière sans perspective d’évolution est l’une des causes provoquant un désengagement des salariés. 

Vos collaborateurs veulent évoluer en même temps que l’entreprise. Il est donc important de leur donner l’opportunité de pouvoir se former pour développer de nouvelles compétences afin de pouvoir prétendre à de nouvelles opportunités internes.

team fidélisé

6 - Créer un espace d’écoute :

Travailler sur l’accompagnement global des collaborateurs. 

Il est important de disposer d’un espace d’écoute avec des professionnels, dés que se présente le besoin d’aborder des situations  personnelles ou professionnelles.

Cette démarche au delà de créer bien-être et engagement pourra également s’inscrire au sein d’une démarche plus globale de prévention des risques psycho-sociaux et développer la qualité de vie et les conditions de travail (QVCT).

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