anais

clause de non concurrence

À la découverte de la clause de non-concurrence !

La clause de non-concurrence empêche un ancien salarié de causer un préjudice à son ex-employeur en exerçant une activité similaire. Cette clause doit obligatoirement figurer dans le contrat de travail.

La convention collective peut inclure une clause de non-concurrence avec certaines exigences en termes de formalisme et d’indemnité minimale. Depuis 2002, cette clause doit respecter quatre conditions pour être légale :

  • elle doit être essentielle à la protection des intérêts de l’entreprise,
  • limitée dans le temps et l’espace,
  • prendre en compte les spécificités de l’emploi du salarié,
  • être assortie d’une contrepartie financière non-dérisoire,

Si ces conditions ne sont pas respectées, la clause peut être annulée ou révisée, et le salarié peut être indemnisé pour le préjudice subi. (Cour de cassation, chambre sociale, 10 juillet 2002, n°00-45135 et n°99-43.334 à 99-43.336).

À noter : Les décisions de justice ont un effet rétroactif. Par conséquent, toutes les clauses de non-concurrence signées antérieurement à 2002 et qui ne respectent pas les nouvelles conditions sont considérées comme illicites, sauf si le salarié à signé un avenant à son contrat de travail.

Nécessité de protection des intérêts légitimes de l'entreprise

Le respect des libertés du salarié est une obligation pour l’employeur, et toute atteinte à ces libertés doit être justifiée par un motif légitime.

La clause de non-concurrence doit être assortie d'une limitation temporelle et territoriale précise

clause non concurrence : contrat

Il est impératif que la clause de non-concurrence ait une durée et un périmètre limités. Une clause de non-concurrence ne peut avoir ni durée ni périmètre indéfinis ou excessifs.

Une clause interdisant au salarié recruté en métropole pour travailler à la Réunion, d’exercer son activité sur l’île pendant 10 mois, est considérée comme valable par la chambre sociale de la Cour de cassation (11 octobre 1990, n°86-45.320).

Tenir compte des spécificités de l’emploi du salarié

Cette condition exige de l’employeur de prendre en considération les contraintes imposées par la clause au salarié et à sa capacité de retrouver un emploi. Par conséquent, si l’emploi est très spécialisé, la contrepartie doit être élevée, la durée d’application doit être limitée et/ou le champ géographique d’application doit être restreint.

Doit être assortie d’une contrepartie pécuniaire

L’employeur doit verser une indemnité en contrepartie de l’engagement du salarié à ne pas faire concurrence. Si le salarié ne respecte pas la clause, l’employeur peut interrompre le versement de la contrepartie.

La contrepartie financière offerte par l’employeur en échange de l’engagement du salarié à respecter la clause de non-concurrence se doit d’être raisonnable. En effet, si elle est dérisoire, cela équivaut à une absence de contrepartie et peut entraîner la nullité de la clause (arrêt de la chambre sociale de la Cour de cassation, 15 novembre 2006, n°04-46.271). En général, la contrepartie financière est d’au moins un tiers du salaire précédemment perçu par le salarié.

La rémunération de la clause de non-concurrence doit obligatoirement être versée après la rupture du contrat de travail, et non pendant son exécution, pour éviter la nullité de la clause. Si une partie de la contrepartie est versée pendant la relation de travail et le reste à la rupture, le solde risque d’être considéré comme dérisoire par le juge. (Références : Cour de cassation, chambre sociale, 17 novembre 2010, n° 09-42.389 et 22 juin 2011, n°09-71.567).

A noter: La seule possibilité pour que la contrepartie ne soit pas due est celle du décès du salarié (chambre sociale de la Cour de cassation, 29 octobre 2008, n°07-43.093). Le montant de la contrepartie doit donc rester identique et ce, pour toutes les causes de ruptures, en comprenant bien entendu le cas d’un départ à la retraite (chambre sociale de la Cour de cassation, 24 septembre 2008, n°07-40.098). Enfin si le salarié retrouve un emploi, dans le respect de la clause, la contrepartie doit continuer à être versée. (chambre sociale de la Cour de cassation, 19 octobre 2005, n°03-46.592).

Sanctions pour non-respect du régime applicable à la clause de non-concurrence

En cas de non-respect du régime applicable à la clause de non-concurrence, le salarié ne peut pas être sanctionné, mais peut être indemnisé s’il subit un préjudice en respectant une clause de non-concurrence illicite. Si la clause empêche le salarié d’exercer une activité conforme à sa formation et à son expérience professionnelle, le juge peut la réviser dans le temps, l’espace ou ses autres modalités (Cour de Cassation, 18 septembre 2002, n°00-42.904).

En l’absence de contrepartie ou si elle est insuffisante, le salarié peut choisir de

  • ne pas respecter la clause de non-concurrence,
  • réclamer en justice des dommages et intérêts en réparation de son préjudice,
  • le paiement de la clause de non-concurrence tout le temps qu’elle a été respectée.

Le juge ne peut toutefois pas augmenter ou réduire le montant de la contrepartie pécuniaire. Il peut uniquement annuler la clause (chambre sociale de la Cour de cassation, 16 mai 2012, n° 11-10.760).

Levée de la clause de non-concurrence

contrat travail

Il est possible pour l’employeur de dispenser le salarié de son obligation de non-concurrence et ainsi de ne pas lui verser la contrepartie pécuniaire. Cependant, pour que cela soit possible, cette option doit être prévue dans le contrat de travail ou la convention collective, à condition que celle-ci soit antérieure à l’embauche et que le salarié en ait pris connaissance.

Si le contrat de travail ou la convention collective ne prévoit pas de renonciation à la clause, l’accord du salarié doit être obtenu par avenant au contrat pour lever la clause de non-concurrence. Dans ce cas, l’employeur doit respecter rigoureusement les délais et les formes prévus par le contrat de travail ou la convention collective. Le délai de renonciation commence à courir à compter de la notification de la rupture, qu’elle soit à l’initiative de l’employeur ou du salarié.

Lorsque le contrat de travail ne prévoit pas de délai, la levée de la clause de non-concurrence ne peut être effectuée qu’au moment du licenciement (Cour de cassation, chambre sociale, 13 juillet 2010, n° 09-41.626). En conséquence, l’employeur lève souvent la clause dans la lettre de licenciement plutôt qu’à la fin du préavis pour éviter tout risque de retard. Toutefois, la renonciation de l’employeur doit être explicite, non-équivoque et précise, et la levée ne peut être faite de manière collective (Cour de cassation, chambre sociale, 23 septembre 2008, n° 07-41.649).

A savoir: Dans le cas où l’employeur renonce à la clause de non-concurrence une fois le délai expiré ou considéré comme excessif, il est tenu de verser une contrepartie au salarié couvrant toute la période de non-concurrence. Cette obligation a été confirmée par la chambre sociale de la Cour de cassation dans un arrêt du 15 mars 2006 (n°03-43.102). Il est donc important que l’employeur prenne en compte les délais prévus par le contrat de travail ou la convention collective avant de renoncer à la clause. Si le délai est dépassé, il ne peut pas y avoir de renonciation unilatérale sans contrepartie financière.

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sécurité au travail

L’obligation de sécurité de l’employeur

L’employeur a une obligation légale d’assurer la sécurité et la santé physique et mentale de ses salariés. Si cette obligation n’est pas remplie, il s’expose à des sanctions pénales, civiles et administratives, même si aucun accident ou maladie professionnelle n’a été constaté. De plus, en cas de danger grave et imminent, le salarié peut exercer son droit de retrait en quittant son poste de travail. Ce droit est prévu par le Code du travail et permet de protéger le salarié en cas de danger.

Obligation de résultat

Conformément à l’article L. 4121-1 du Code du travail, l’employeur est soumis à une obligation légale de garantir la sécurité et de protéger la santé physique et mentale de ses salariés. Cette obligation ne se limite pas à la simple réduction des risques, mais implique également leur prévention. La jurisprudence confirme que cette obligation est une obligation de résultat, ce qui signifie que l’employeur est responsable en cas d’accident ou de maladie liée aux conditions de travail.

En conséquence, l’employeur doit prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger ses salariés et éviter tout dommage, sous peine de sanctions sévères, même si le préjudice n’a pas été constaté. Si le salarié se sent menacé dans son travail, il dispose du droit de retrait, qui lui permet de se retirer de son poste de travail à tout moment.

3 mesures à appliquer :

isométrie 3 mesures de la sécurité au travail

Il incombe à l’employeur de prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir les risques professionnels et la pénibilité, et de protéger la santé et la sécurité de ses salariés. Les mesures à prendre se divisent en trois catégories:

  • les actions de prévention des risques professionnels,
  • les actions d’information et de formation,
  • la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés.

Il est également tenu de tenir compte des capacités des salariés avant de leur confier des tâches (article L. 4121-4 du Code du travail).

Si un salarié est victime d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, il peut demander des dommages et intérêts à son employeur sans avoir à prouver que ce dernier est responsable, à condition qu’il puisse prouver l’existence de la maladie professionnelle ou de l’accident du travail en question (article R461-3 de l’Annexe II du Code de la sécurité sociale).

Quelques exemples de mesures exigées

L’employeur doit veiller à la sécurité et à la santé des salariés en prenant diverses mesures.

En effet, il doit notamment :

  • assurer de l’aération des locaux (article R. 4222-4 du Code du travail) et équiper ces derniers d’un matériel de premiers secours (article R. 4224-14 du Code du travail).
  • Les salariés doivent également avoir la possibilité de prendre leur repas dans des locaux différents de ceux du travail (article R. 4228-19 du Code du travail).
  • Si le niveau sonore dépasse 85 décibels, l’employeur doit régulièrement mesurer le bruit et fournir aux salariés des protections individuelles ainsi qu’une surveillance médicale (article R. 4434-7 du Code du travail).
  • Les postes de travail extérieurs doivent être aménagés pour protéger les salariés contre les chutes d’objets ou les nuisances (article R. 4225-1 du Code du travail).
  • Les visites médicales périodiques et de reprise sont également obligatoires (article R4121-1 du code du travail).
  • L’employeur doit faire respecter l’interdiction de fumer dans les lieux fermés (Article R3511-1 Code de la santé publique) et ne pas prendre des mesures qui auraient pour objet ou pour effet de compromettre la santé et la sécurité des salariés (Cour de cassation, chambre sociale 5 mars 2008 n°06-45.888).

A noter

L’employeur est tenu de prévenir le harcèlement moral au travail pour assurer la santé physique et mentale des salariés (article L. 1152-1 du Code du travail). La responsabilité de l’employeur est toujours engagée, même si un salarié est responsable des actes de harcèlement, et ce, même sans intention malveillante (Cour de cassation, chambre sociale, 23 janvier 2013 n°11-18.855, ANI sur le stress au travail du 2 Juillet 2008, ANI Harcèlement et violence au travail du 26 mars 2010 article 2).

Quelles sanctions pour l’employeur en cas de non-gérance de la sécurité des employés ?

En cas d’accident ou de maladie professionnelle, l’employeur est tenu de prendre des mesures nécessaires pour indemniser le salarié victime, faute inexcusable à l’appui. La faute inexcusable de l’employeur est établie s’il avait connaissance des dangers encourus par le salarié, mais n’a pas pris les mesures adéquates pour protéger ce dernier (article L. 452-2 du Code de la sécurité sociale).

Cette faute peut être caractérisée par des manquements de l’employeur qui ont directement causé l’accident ou la maladie professionnelle. Elle doit jouer un rôle déterminant dans la survenance de l’accident ou de la maladie professionnelle. Dans ce cas, l’employeur doit prendre en charge les dommages non couverts par la Sécurité sociale, indemniser les préjudices physiques et moraux subis, ainsi que majorer la rente ou le capital (articles L. 452-2 et L. 452-3 du Code de la sécurité sociale).

En outre, il existe une présomption de faute inexcusable lorsque l’employeur a été informé par le salarié ou le CHSCT du risque encouru ou lorsqu’il a enfreint son obligation de former ou d’informer le salarié. Cette présomption joue également en faveur du salarié dans ce cas (Cour de cassation, chambre sociale 28 février 2018 n°16-25.015).

Cas particulier : l’amiante

Selon la Cour de cassation, le préjudice d’anxiété permet d’indemniser l’ensemble des troubles psychologiques, y compris ceux liés au bouleversement des conditions d’existence, qui découlent de la déclaration à tout moment d’une maladie liée à l’amiante (Cour de cassation, chambre sociale 25 septembre 2013 n°12-20.912).

Par conséquent, l’AGS (assurance garantie des salaires) a l’obligation de garantir le versement des dommages et intérêts résultant du non-respect de l’obligation de sécurité par l’employeur.

A noter

Si le salarié est mis en danger, sans qu’un accident ou une maladie ne se produise, il a le droit de rompre son contrat de travail et de saisir le Conseil de prud’hommes pour faire valoir la rupture et obtenir les bénéfices d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse.

Dans le cas où un salarié subit un accident ou une maladie professionnelle, il peut porter plainte devant la juridiction pénale pour manquement de l’employeur à son obligation de sécurité, constituant un délit pouvant entraîner une amende minimale de 3 750 € et une peine de prison pouvant aller jusqu’à 10 ans (article 121-3 du Code pénal).

En outre, le dirigeant et l’entreprise peuvent être pénalement responsables si un salarié mis à leur disposition subit un accident mortel résultant du non-respect des règles de sécurité en milieu de travail (Cour de cassation, chambre criminelle, 2 mars 2010, n° 09-82.607).

Le droit de retrait du salarié

durée de la protection

Lorsqu’un salarié considère que sa situation de travail présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé, il est en droit de quitter son poste. Ce droit est appelé le droit de retrait du salarié, défini à l’article L. 4131-1 du Code du travail. Dans un premier temps, le salarié doit alerter son responsable de la situation dangereuse. Ensuite, il doit attendre que l’employeur ait rétabli la situation avant de reprendre son poste.

A noter

Le salarié a le droit de se retirer de son poste s’il estime que sa situation de travail représente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé, conformément à l’article L. 4131-1 du Code du travail. Le danger peut ne pas être lié aux machines ou au poste de travail, mais peut également résulter d’une maladie ou d’une crise passagère du salarié.

L’employeur ne peut pas sanctionner un salarié qui a exercé son droit de retrait à juste titre, conformément à l’article L. 4131-3 du Code du travail. Si un salarié est licencié dans ces conditions, il peut demander au Conseil de prud’hommes d’annuler le licenciement et d’ordonner sa réintégration dans l’entreprise, comme l’a confirmé la Cour de cassation dans son arrêt du 28 janvier 2009 (pourvoi n° 07-44556). En revanche, en cas de retrait illégitime (lorsque le salarié quitte son poste sans motif valable), l’employeur peut sanctionner le salarié.

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La clause d'exclusivité

La clause d’exclusivité dans un contrat de travail

Le droit du travail français permet aux salariés de cumuler différents emplois, sous certaines conditions, notamment en ce qui concerne la durée du travail. Toutefois, le salarié se doit d’être loyal et fidèle envers son employeur et ne doit pas exercer une activité concurrente à celle de l’entreprise qui l’emploie. Cette obligation de loyauté peut être renforcée par l’introduction d’une clause d’exclusivité dans le contrat de travail.

Définition d’une clause d’exclusivité

Il n’est pas rare que certains employeurs imposent à leurs salariés une clause d’exclusivité, qui les empêche d’exercer une autre activité professionnelle. Cette condition est souvent incluse dans les contrats de travail et peut s’appliquer à tous les types d’emplois, qu’ils soient salariés ou indépendants. Cette clause est valable pendant toute la durée du contrat et vise à assurer la loyauté et la fidélité du salarié envers son employeur. Toutefois, il est à souligner que cette clause ne doit pas être abusive et qu’elle doit respecter certaines conditions pour être considérée comme valable et légale.

La différence entre une clause d’exclusivité et de non-concurrence ?

Différences avec les clauses de non-concurrence et d’exclusivité​

La clause de non-concurrence et la clause d’exclusivité ont toutes deux pour objectif d’empêcher le salarié de travailler pour une entreprise concurrente. Cependant, il existe des différences entre ces deux clauses. La clause de non-concurrence ne s’applique qu’après la fin du contrat de travail et ne concerne que les entreprises qui constituent une menace concurrentielle directe. En revanche, la clause d’exclusivité, quant à elle, interdit au salarié de travailler pour toute autre entreprise, qu’elle soit concurrente ou non, pendant toute la durée de son contrat de travail. En conséquence, le champ d’application de la clause d’exclusivité est plus large que celui de la clause de non-concurrence.

Les conditions de validité de la clause d’exclusivité

Le droit français ne prévoit pas de règles précises concernant la validité de la clause d’exclusivité, bien qu’elle puisse constituer une entrave à la liberté du travail. Les juges ont pour rôle de vérifier que les employeurs n’en abusent pas et l’utilisent de manière légitime.

L’employeur peut-il imposer à un salarié à temps partiel une clause d’exclusivité ?

La jurisprudence s’opposait initialement à l’obligation de la clause d’exclusivité dans un contrat de travail à temps partiel, considérant que cette clause pourrait priver le salarié d’un complément de revenu nécessaire à ses besoins. Ainsi, elle était considérée comme nulle (Cass. Soc. 11 juillet 2000, N° 98-43.240).

En 2004, la jurisprudence de la Chambre Sociale a été assouplie (Cass. Soc. 25 février 2004, N°01-43.392). Désormais, les employeurs peuvent insérer une clause d’exclusivité dans les contrats de travail à temps partiel, sous réserve du respect de trois conditions :

  1. La clause d’exclusivité a pour seul but de protéger les intérêts de l’entreprise.
  2. Les interdictions imposées par la clause sont proportionnelles à l’objectif de protection poursuivi par l’employeur.
  3. La clause est justifiée par la nature des fonctions exercées par le salarié.

Les juges appliquent rigoureusement ces critères de validité, et n’hésitent pas à prononcer la nullité de la clause si elle ne les remplit pas toutes. De plus, ils tendent à étendre ces critères à l’ensemble des clauses d’exclusivité.

Et si le salarié créé son entreprise, quel avenir pour la clause d’exclusivité ?

clause d'exclusivité

Lorsqu’un salarié souhaite créer ou reprendre une entreprise, il peut choisir de prendre un congé spécial ou de travailler à temps partiel. Dans ces situations, l’article L1222-5 du Code du travail prévoit la suspension de la clause d’exclusivité pendant toute la durée du congé, qui est généralement d’un an, sauf dispositions conventionnelles plus avantageuses. Si le congé est prolongé, la clause ne s’applique pas jusqu’à la fin de la prolongation.

Sanctions liées au non-respect de la clause d’exclusivité

Lorsqu’un salarié ne respecte pas la clause d’exclusivité prévue dans son contrat de travail, il commet alors une faute. Cela peut donc justifier un licenciement pour faute grave. Toutefois, cette sanction n’est valable que si la clause en question respecte les conditions de validité imposées par la jurisprudence. Il est donc essentiel que l’employeur vérifie que la clause répond bien aux critères de proportionnalité et de justification de par la nature du poste occupé par le salarié, afin de pouvoir invoquer la faute grave en cas de non-respect de la clause.

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Les obligations de l'employeur suite à un avis d'inaptitude médicale

Inaptitude au travail en 2023 : causes et solutions

Lorsqu’un salarié est victime d’un accident ou d’une maladie et qu’il ne peut plus travailler à son poste, son employeur n’a pas le droit de le licencier sans respecter certaines obligations.

Obligations de l'employeur

En vertu de ses obligations contractuelles et légales, l’employeur ne peut pas licencier un salarié en situation d’inaptitude sans avoir au préalable tenté de le reclasser ou d’adapter son poste en fonction des préconisations du médecin du travail. Cette obligation est prévue par le Code du travail (article L. 1226-2) et a pour but de protéger le salarié en situation d’inaptitude.

L’employeur doit donc chercher à reclasser le salarié inapte sur un autre poste dans l’entreprise, en fonction de ses compétences et de ses aptitudes, ou adapter son poste de travail actuel. Cette obligation est renforcée si l’entreprise appartient à un groupe de plus de 300 salariés, qui doit proposer des mesures de reclassement dans l’ensemble du groupe.

Conséquences pour l'employeur

Si l’employeur ne respecte pas cette obligation de reclassement, le licenciement du salarié inapte peut être considéré comme abusif. Le salarié pourra alors saisir le conseil des prud’hommes pour contester son licenciement et réclamer des dommages et intérêts pour préjudice subi. Le conseil des prud’hommes pourra alors annuler le licenciement et ordonner la réintégration du salarié inapte dans l’entreprise, ou condamner l’employeur à verser des indemnités compensatrices au salarié inapte.

Rôle et obligations du médecin du travail

Le rôle du médecin du travail

Le médecin du travail est un professionnel de santé indépendant sur le plan médical et technique, qui a pour mission de veiller à la santé des travailleurs au sein de l’entreprise. Il joue un rôle préventif important en effectuant notamment des visites périodiques et en surveillant les conditions de travail pour prévenir les risques professionnels.

Obligations de l’employeur

L’employeur a l’obligation de respecter les préconisations du médecin du travail concernant la santé et la sécurité des salariés. En cas de manquement à cette obligation, l’employeur peut voir sa responsabilité engagée, notamment sur le plan pénal. Il est donc important de prendre en compte les préconisations et les recommandations du médecin du travail.

Responsabilité du médecin du travail

Le médecin du travail est également responsable de la surveillance médicale des salariés et de l’adaptation des postes de travail en fonction de leur état de santé. En cas de manquement à ses obligations, le médecin du travail peut également voir sa responsabilité engagée, aussi bien sur le plan civil que pénal. Il doit donc veiller à accomplir ses missions avec professionnalisme et en respectant les règles du code du travail.

Quand un salarié est-il reconnu inapte à son poste ?

L’inaptitude caractérise la situation d’un salarié qui, en raison d’une maladie ou d’un accident, est dans l’incapacité de continuer de travailler à son poste. Le salarié peut également demander à voir le médecin du travail.

Avis d’inaptitude

L’avis d’inaptitude ne peut être rendu que par le médecin du travail, après deux examens médicaux, espacés de 15 jours (dans le cadre de la surveillance médicale des salariés ou des visites de reprise après un arrêt de travail) et une étude du poste et des conditions de travail dans l’entreprise (article R. 4224-31 du Code du travail).

Visite de pré-reprise

Une visite de pré-reprise est possible. Un salarié, son médecin traitant, ou le médecin conseil de la sécurité sociale peuvent solliciter une visite de pré-reprise, afin de faciliter le retour du salarié sur son poste de travail. Cette visite de pré-reprise concerne les salariés qui ont fait l’objet d’un arrêt maladie d’au moins 3 mois. La visite de pré-reprise, n’est pas une visite de reprise, en ce qu’elle n’a pas pour objet de déterminer l’aptitude ou l’inaptitude du salarié.

Visite de reprise

La visite de reprise est obligatoire pour les salariés qui reviennent de congé maternité, d’un arrêt maladie professionnelle, ou d’un arrêt maladie supérieur à 30 jours pour cause d’accident de travail, maladie professionnelle ou d’un accident non professionnel. La visite doit avoir lieu au plus tard dans un délai de 8 jours.

A savoir : lorsque le maintien du salarié à son poste entraîne un danger immédiat pour lui ou un tiers ou lorsqu’un examen de pré-reprise a eu lieu au moins 30 jours auparavant, l’avis d’inaptitude peut être délivré après un seul examen (article R. 4224-31 du Code du travail).

Conséquences de l’absence de visite de reprise

Demande de visite de reprise par le salarié

En cas de carence de l’employeur, le salarié a le droit de demander à passer une visite de reprise. Il peut contacter directement le médecin du travail, tout en informant son employeur de sa démarche. Toutefois, il est important de noter que si le salarié ne prévient pas son employeur de sa démarche, la visite médicale ne sera pas considérée comme une visite de reprise.

Suspension du contrat de travail en cas d’absence de visite de reprise

La visite de reprise permet de mettre fin à la période de suspension du contrat de travail. En cas d’absence de visite de reprise, le contrat de travail est toujours suspendu. En conséquence, l’employeur ne peut pas mettre fin au contrat de travail d’un salarié qui n’a jamais passé de visite de reprise, même en cas de faute grave. Si l’employeur décide de licencier le salarié dans cette situation, le salarié peut réclamer des indemnités pour licenciement sans cause réelle et sérieuse devant le Conseil des prud’hommes compétent. De plus, le licenciement pour abandon de poste en raison de l’absence de visite de reprise est nul, de même que le licenciement d’un salarié pour inaptitude à l’issue de la première visite de reprise.

Effets de la prise d’acte pendant la période de suspension

La prise d’acte d’un salarié pendant une période de suspension consécutive à un accident du travail produit les effets d’un licenciement nul.

Contester la décision du médecin inspecteur du travail

En cas de contestation de l’avis rendu par le médecin inspecteur du travail, le salarié et l’employeur ont la possibilité de faire appel. Le recours doit être adressé dans un délai de 2 mois, par lettre recommandée avec accusé de réception, conformément à l’article R.4624-35 du Code du travail.

Les obligations de l'employeur suite à un avis d'inaptitude médicale

Les obligations de l'employeur suite à un avis d'inaptitude médicale

Obligation de respecter les conclusions du médecin du travail

Lorsqu’un salarié est déclaré inapte à son poste, l’employeur doit impérativement tenir compte des conclusions écrites du médecin du travail (article L. 4624-1 du Code du travail).

Obligation de reclassement

En vertu de l’article L. 1226-2 du Code du travail, l’employeur a l’obligation de reclasser le salarié déclaré inapte à son poste, en lui proposant un autre poste dans l’entreprise ou dans le groupe auquel elle appartient, conformément aux préconisations du médecin du travail. Le nouvel emploi proposé doit être aussi comparable que possible au poste précédent (Cass. soc. 7 mars 2012).

Si le salarié est déclaré inapte à tout poste dans l’entreprise, l’employeur n’est pas pour autant exonéré de son obligation de lui trouver un nouvel emploi. Il peut, par exemple, transformer un poste existant ou aménager le temps de travail pour permettre au salarié de reprendre une activité professionnelle adaptée à ses capacités (Cass. soc. 10 mars 2004).

L’employeur ne doit pas tenir compte des désirs du salarié dans ses recherches de reclassement (Cass. soc. 16 sept. 2009, n° 08-42.301).

Obligation de maintien de salaire

Si, un mois après l’examen médical, le salarié n’a pas été reclassé ni licencié, l’employeur est tenu de lui verser le salaire correspondant à l’emploi qu’il occupait avant la suspension de son contrat, en application de l’article L. 1226-4 du Code du travail. Cette obligation de maintien de salaire prend fin dès que le salarié est reclassé ou licencié (article L. 1226-11 du Code du travail).

Licenciement d’un salarié inapte

contrat

Licenciement d’un salarié déclaré inapte en CDI

L’employeur ne peut pas licencier un salarié en CDI déclaré inapte à son poste, sauf s’il peut justifier qu’il est impossible de proposer un nouvel emploi approprié ou si le salarié refuse l’emploi proposé (article L. 1226-12 du Code du travail). Si tel est le cas, il doit suivre la procédure de licenciement pour motif personnel et payer l’indemnité légale de licenciement. Si le licenciement fait suite à un accident de travail ou à une maladie professionnelle, une indemnité compensatrice de préavis et une indemnité spéciale de licenciement doivent également être versées (article L. 1226-14 du Code du travail).

Licenciement d’un salarié inapte en CDD

Lorsqu’un salarié en CDD est déclaré inapte, l’employeur peut procéder à la rupture du contrat. Dans ce cas, il doit verser une indemnité dont le montant ne peut être inférieur au double de l’indemnité légale de licenciement (article L. 1226-20 du Code du travail).

Dispense de préavis

Un salarié licencié pour inaptitude est dispensé de l’exercice d’un préavis. Si l’inaptitude est d’origine professionnelle, le préavis est pris en compte dans le calcul de l’ancienneté. Si la Convention Collective le prévoit, une indemnité compensatrice de préavis peut être versée.

Départ anticipé à la retraite pour incapacité permanente

Nouveauté issue de la récente réforme des retraites :

Si votre salarié est atteint d’une incapacité permanente d’au moins 10 % à la suite d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, il a alors le droit, selon certaines conditions, à une retraite à taux plein dès 60 ans, sans prendre en compte le nombre de trimestres d’assurance retraite.

Ils pourront également bénéficier d’une retraite anticipée pour incapacité permanente s’ils ont cotisés à l’Assurance retraite de la Sécurité Sociale ou à la MSA (Mutualité Sociale Agricole) en tant que salarié agricole ou exploitant agricole.

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Conditions de validité de la clause de confidentialité

La clause de confidentialité du contrat de travail

Les entreprises peuvent inclure une clause de confidentialité dans le contrat de travail de leurs salariés pour empêcher la divulgation d’informations stratégiques à leurs concurrents.

Qu’est-ce que la clause de confidentialité ?

La clause de confidentialité est une mesure permettant aux entreprises de protéger leurs informations stratégiques. Cette clause impose au salarié de ne pas divulguer les informations qui lui ont été communiquées pendant son travail. Cette obligation de secret doit être respectée non seulement à l’égard des personnes extérieures à l’entreprise, mais également en interne.

La jurisprudence précise que l’obligation de confidentialité du salarié se poursuit après la rupture du contrat de travail. Ainsi, même après la fin de son contrat, le salarié est tenu de ne pas divulguer les informations confidentielles de l’entreprise (Cass. Soc. 19 mars 2008, n°06-45322).

Bien que la loi Aubry ait porté le temps de travail hebdomadaire à 35 heures, la semaine de 4 jours peut être mise en place dans les entreprises françaises, à condition de bien organiser le temps effectif de travail.

La loi Robiens de 1996 permettait de réduire le temps de travail à 32 heures hebdomadaires avec l’obligation de recruter au moins 10% des collaborateurs en CDI. Cette nouvelle mise en place demande une réflexion approfondie sur l’organisation et la gestion des ressources humaines.

Conditions de validité de la clause de confidentialité

Conditions de validité de la clause de confidentialité

Le contenu de la clause

Il est possible d’insérer une clause de confidentialité dans tout type de contrat de travail, qu’il s’agisse d’un contrat à durée indéterminée ou déterminée. Pour être valable, cette clause doit cependant remplir certaines conditions :

  • Elle doit être mentionnée dans le contrat de travail ;
  • Sa présence doit être justifiée, notamment en vue de protéger les intérêts de l’entreprise et en fonction de la nature des fonctions du salarié ;
  • Elle doit préciser de manière exhaustive les informations qui ne doivent pas être divulguées ;
  • Elle doit respecter les éventuelles conditions posées par la convention collective.

L’abus de droit

La mise en place d’une clause de confidentialité peut être considérée comme une atteinte à la liberté fondamentale de l’expression protégée par la Constitution.

Toutefois, une telle clause peut être justifiée dans l’intérêt légitime de l’entreprise et doit être proportionnelle au but recherché. Si un salarié estime qu’il est victime d’une utilisation abusive de cette clause, il peut saisir le Conseil de Prud’hommes pour faire valoir ses droits.

Différences avec les clauses de non-concurrence et d’exclusivité

Différences avec les clauses de non-concurrence et d’exclusivité​

La clause de non-concurrence insérée dans le contrat de travail a pour but d’interdire au salarié de mettre ses compétences acquises au service d’un concurrent de l’entreprise. Cette interdiction ne s’applique qu’à partir de la rupture du contrat de travail.

À la différence de la clause de confidentialité, elle ne se justifie pas par une protection des secrets de l’entreprise, mais par la protection de ses intérêts économiques.

Pour empêcher un salarié d’exercer une autre activité professionnelle pendant l’exécution du contrat, il est donc nécessaire d’opter pour une clause d’exclusivité.

Ainsi, la clause de non-concurrence et la clause d’exclusivité ont pour effet de restreindre l’employabilité d’une personne, en l’empêchant d’exercer certaines activités professionnelles. En revanche, la clause de confidentialité a pour unique objet de lui interdire de divulguer des informations confidentielles acquises dans le cadre de son travail.

Clause de confidentialité et obligation de discrétion

Même en l’absence de clauses contractuelles spécifiques, tout salarié est soumis à une obligation générale de discrétion.

En effet, chaque contrat de travail doit être exécuté de bonne foi, ce qui implique un devoir de loyauté envers l’employeur. Dans ce contexte, le salarié a l’obligation de ne pas divulguer les informations confidentielles auxquelles il a eu accès pendant l’exécution de ses fonctions.

Le non-respect de cette obligation peut entraîner des sanctions disciplinaires et pénales. Par exemple, l’article L1221-1 du Code du travail punit la divulgation d’un secret de fabrication de deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 30 000 euros.

Les sanctions en cas de violation de la clause de confidentialité

En renforçant l’obligation générale de discrétion, l’employeur peut introduire une clause de confidentialité qui offre plusieurs avantages.

Cette clause permet, en particulier, de déterminer précisément quelles informations doivent être maintenues confidentielles et d’étendre les sanctions en cas de non-respect.

Le manquement à une clause de confidentialité est considéré comme un motif de licenciement, tout comme pour l’obligation de discrétion. En outre, cela expose le salarié à une sanction pénale pour la divulgation d’un secret de fabrication. Le salarié s’expose alors également à une amende en dommages-intérêts sur décision du Conseil des prud’hommes.

Conditions de validité de la clause de confidentialité

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collaborateur pour la semaine de 4 jours : comment la mettre en place dans son entreprise ?

Semaine de 4 jours : comment la mettre en place dans son entreprise ?

En mai 2022, le cabinet ADP a publié une étude qui révèle que seulement 5% des entreprises en France ont instauré une semaine de travail de 4 jours, bien que 64% des Français souhaitent bénéficier d’une plus grande flexibilité dans leurs horaires de travail. De plus, 57% seraient disposés à accepter une réduction de salaire pour y parvenir.

Il est compréhensible que les entreprises soient réticentes à mettre en place une semaine de travail plus courte car cela exige une réflexion approfondie de l’organisation, des processus et de la gestion de l’entreprise.

Si vous êtes intéressé par la mise en place de la semaine de travail de 4 jours dans votre entreprise, cet article vous fournira toutes les informations nécessaires pour y parvenir avec succès.

Définition de la semaine de 4 jours :

La semaine de 4 jours permet à ses collaborateurs de travailler uniquement 4 jours au lieu de 5 tout en conservant leur salaire, en leur offrant ainsi 3 jours de repos hebdomadaires, week-end inclus.

Bien que la loi Aubry ait porté le temps de travail hebdomadaire à 35 heures, la semaine de 4 jours peut être mise en place dans les entreprises françaises, à condition de bien organiser le temps effectif de travail.

La loi Robiens de 1996 permettait de réduire le temps de travail à 32 heures hebdomadaires avec l’obligation de recruter au moins 10% des collaborateurs en CDI. Cette nouvelle mise en place demande une réflexion approfondie sur l’organisation et la gestion des ressources humaines.

Point sur la législation en matière de temps de travail

Point sur la législation en matière de temps de travail

Afin de bien comprendre le concept de semaine de 4 jours, il est important de faire un rappel sur la législation du temps de travail en vigueur en France. La durée légale de travail d’un salarié à temps plein est de 35 heures par semaine, soit 151,67 heures par mois, soit 1607 heures par an. Pour les salariés à temps partiel, le nombre d’heures de travail est de 28 heures par semaine. Le calcul mensuel des heures de travail se fait comme suit : [(35 h x 52 semaines) / 12 mois] = 151,67 heures.

En fonction du secteur d’activité de l’entreprise, les 35 heures légales sont susceptibles d’être modulées selon les conditions suivantes :

  • Le nombre maximum d’heures de travail est de 48 heures par semaine et dont la durée totale annuelle ne doit pas dépasser 1607 heures.
  • Le nombre d’heures de travail hebdomadaire est fixé à 39 heures, avec une réduction du temps de travail appelée « RTT » (Réduction du Temps de Travail) accordant au salarié des jours de repos supplémentaires. Le salarié bénéficie de 4 heures par semaine à récupérer.
  • Les heures de travail excédentaires (au-delà des 35 heures) sont considérées comme des heures supplémentaires, rémunérées avec une majoration de 25 % pour les 8 premières heures et de 50 % pour les heures suivantes.
  • La limite maximale d’heures supplémentaires pour un salarié est fixée à 220 heures par an. La limite du temps de travail pour un salarié est de 1827 heures par an.

Avantages et inconvénients d’une telle organisation du travail

La semaine de 4 jours est une organisation du travail qui offre de nombreux avantages, ce qui explique son adoption par de nombreuses entreprises dans le monde entier.

En effet, cette organisation permet de :

  • Favoriser l’équilibre entre la vie professionnelle et personnelle des collaborateurs
  • Augmenter la productivité et la qualité du travail accompli
  • Réduire le taux d’absentéisme en permettant aux collaborateurs de mieux gérer leur emploi du temps et en leur permettant de s’épanouir davantage dans leur travail
  • Fidéliser les salariés et attirer de nouveaux talents, un avantage important pour votre marque employeur
  • Réduire votre consommation d’énergie, ce qui est particulièrement bénéfique dans le contexte actuel d’urgence écologique et de hausse des prix de l’énergie.

Toutefois, il convient évidemment de prendre en compte les inconvénients de la semaine de 4 jours avant de l’adopter :

  • La mise en place de la semaine de 4 jours requiert des changements significatifs en matière d’organisation et de gestion des ressources humaines.
  • Si l’entreprise choisit de maintenir une semaine de 35 heures mais en 4 jours, cela entraîne des journées de travail plus longues.
  • Le fait de devoir accomplir en 4 jours ce qui était autrefois réalisé en 5 peut générer du stress pour les employés.

Mettre en place la semaine de 4 jours au sein de votre entreprise

Point sur la législation en matière de temps de travail

Pour adopter la semaine de 4 jours dans votre entreprise, deux options s’offrent à vous selon la loi en vigueur :

  • Réduire le temps de travail hebdomadaire pour passer à une semaine de 32 heures. Cela permettra à vos collaborateurs de bénéficier d’un jour de congé supplémentaire en travaillant 8 heures par jour.
  • Augmenter la charge de travail journalière en répartissant les 35 heures hebdomadaires sur 4 jours.

En France, plusieurs entreprises ont déjà adopté durablement la semaine de 4 jours. Par exemple, chez Elmy les salariés travaillent 32 heures par semaine sur 4 jours, et sont rémunérés pour 39 heures, tandis que chez LDLC, les salariés travaillent 32 heures par semaine sur 4 jours et bénéficient d’un jour de repos hebdomadaire.

Cependant, il existe d’autres options à étudier en fonction de la situation de votre entreprise. Il est possible de négocier un accord collectif avec les syndicats pour définir les conditions d’application de la semaine de 4 jours. Dans tous les cas, il est important de vérifier la conformité des contrats des collaborateurs.

8 astuces pour réussir la mise en place d'une semaine de travail de 4 jours.

8 astuces pour réussir la mise en place d'une semaine de travail de 4 jours. 5 collaborateurs qui applaudissent

Si vous envisagez de mettre en place une semaine de travail de 4 jours dans votre entreprise, suivez ces 8 conseils pour garantir un déploiement réussi.

Collaborer avec les parties prenantes pour préparer le plan.

Pour mettre en place une semaine de travail de 4 jours, une préparation minutieuse est essentielle. Organisez des sessions de brainstorming avec toutes les parties prenantes impliquées dans le projet, y compris le comité de direction, le management, les représentants du personnel, les employés et même les clients. Cette démarche vous aidera à identifier les points clés et les attentes de vos collaborateurs, qui sont cruciales pour garantir leur bien-être.

Mettre en place une politique de bien-être au travail.

Il est crucial de mettre en place une politique de bien-être au travail avant de déployer une semaine de travail de 4 jours. Profitez de ce projet pour réfléchir à la manière d’améliorer la Qualité de Vie au Travail (QVT) de vos collaborateurs. Par exemple, vous pouvez rédiger un manifeste sur la QVT, en y incluant les objectifs qui sous-tendent la mise en place de la semaine de travail de 4 jours. L’objectif est de vous assurer que toutes les parties prenantes comprennent votre démarche.

Revoir la production et la relation client.

La réorganisation du temps de travail de vos collaborateurs aura inévitablement un impact sur la production de vos produits et la relation que vous entretenez avec vos clients. Il est donc important de réfléchir aux impacts potentiels, tels que des délais de production plus longs, et de prévoir une marge de manœuvre financière pour faire face à ces défis.

Réorganiser le travail à l’échelle de chaque équipe

En tant que dirigeant ou responsable RH, vous devez vous assurer que chaque manager dispose des ressources nécessaires pour réorganiser les objectifs de son équipe de manière à respecter le concept de la semaine de travail de 4 jours. L’un des risques de ce dispositif est la surcharge de travail des collaborateurs. Pour y remédier, pensez en termes de polyvalence, encouragez la montée en compétences et optez pour le fonctionnement en binôme sur des tâches similaires. Veillez également à ce que les processus de votre entreprise soient bien optimisés pour faciliter le travail de chacun.

Mettre en place une phase de test

Une phase de test est indispensable pour garantir le déploiement réussi de la semaine de travail de 4 jours. Commencez par tester ce concept sur une petite portion de collaborateurs, comme une équipe ou un petit pôle, avant de le déployer sur l’ensemble du personnel pendant au moins quatre mois. Pendant cette période, observez ce qui fonctionne ou ne fonctionne pas et collectez les commentaires de vos parties prenantes pour améliorer le dispositif.

Mesurer l’impact du dispositif

Afin de mesurer l’impact de la semaine de travail de 4 jours, il est important de suivre certaines métriques-clés :

  • Le taux d’absentéisme, qui devrait diminuer en raison de la réduction du temps de travail
  • Le turnover et l’attractivité de votre entreprise, qui devraient augmenter grâce à une meilleure qualité de vie au travail
  • La productivité et l’engagement des collaborateurs, qui devraient être maintenus ou améliorés
  • La satisfaction client, qui ne doit pas être affectée par ce changement organisationnel
  • La satisfaction des collaborateurs vis-à-vis de la semaine de travail de 4 jours.

Si les résultats ne sont pas concluants, il est important d’agir rapidement pour améliorer le dispositif. Il est donc recommandé de procéder à une évaluation régulière de l’efficacité du dispositif en utilisant des indicateurs clés pour garantir sa réussite à long terme.

Optimiser le suivi du temps de travail de vos collaborateurs

Pour simplifier la gestion du temps de travail de vos collaborateurs ainsi que celle de votre pôle RH et de vos managers, il est recommandé d’optimiser le suivi du temps de travail. Dans cette optique, vous pouvez opter pour l’utilisation d’un système de gestion automatisé des temps de travail. Cette solution vous permettra de suivre efficacement les heures travaillées par vos employés, en fonction de l’organisation de la semaine de 4 jours qu’ils ont choisie.

Il existe différents types de systèmes de gestion automatisés des temps de travail, qui peuvent être adaptés à vos besoins spécifiques. Ils vous permettront de gagner du temps et de vous assurer de la fiabilité des données collectées, tout en vous permettant de rester en conformité avec les réglementations en vigueur.

Automatiser les modifications de contrats

Afin de pouvoir finaliser la mise en place de la semaine de 4 jours, il va être également nécessaire pour votre pôle RH de mettre à jour les contrats de travail (surtout si vous suivez le modèle 32H travaillées, payées 35).

Dans ce cadre, cela peut représenter une charge de travail importante sur une période donnée. Aussi, il est aujourd’hui possible d’automatiser ces “procédures” grâce à notre outil. Les conventions collectives, les nouvelles réglementations et les jurisprudences sont continuellement mises à jour dans notre outil par des avocats spécialisés. Ainsi, vous n’avez qu’à entrer les informations du collaborateur concerné, la convention collective applicable et notre outil fera le travail d’édition du contrat automatiquement.

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risque psychosociaux

Risques psychosociaux : Quelles obligations de sécurité pour l’employeur ?

risque psychosociaux

Les risques psychosociaux touchent à la santé physique et mentale des salariés. Ils se produisent lors de différentes situations au travail de manière combinée ou indépendante. Ces situations de travail incluent notamment : le stress, caractérisé par un déséquilibre entre la perception qu’un individu a des contraintes de son environnement professionnel et la perception qu’il a de ses propres ressources pour y faire face. On peut prendre comme exemple le harcèlement moral ou sexuel, les conflits exacerbés entre des personnes ou des équipes ; les insultes, les menaces ou les agressions commises sur des salariés par des personnes extérieures à l’entreprise.

Afin de pouvoir prévenir ces risques psychosociaux, l’article L. 4121-1 du Code du travail énonce qu’ il incombe à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour garantir la sécurité et protéger la santé physique et mentale des salariés. 

Cette disposition souligne l’importance de la prévention dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail, qui ne doit plus se limiter à la seule réparation d’un risque avéré.

Attention à la faute inexcusable !

contrat

Selon la jurisprudence, un manquement à l’obligation de sécurité constitue une faute inexcusable, conformément à l’article L. 452-1 du Code de la sécurité sociale, lorsque l’employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé le salarié, et qu’il n’a pas pris les mesures nécessaires pour l’en préserver.

Faute inexcusable = conscience du danger + l’absence de mesures de prévention nécessaires. 

Sur le terrain psychologique, il peut vous être reproché de ne pas avoir eu conscience du danger auquel a été exposé un salarié dont l’état psychologique s’était dégradé. 

Gardez à l’esprit que des mesures de protection insuffisantes peuvent entraîner la qualification de faute inexcusable reconnue par l’organisme de sécurité sociale et l’ouverture de droits à une majoration de rente ou de capital versée par la CPAM.

Aussi, outre l’impact sur le taux de cotisations « accident du travail » de votre entreprise,  la majoration du montant entrainera l’imposition d’une cotisation complémentaire à votre charge !

Et vous, avez-vous pris toutes les mesures de sécurité pour préserver vos salariés de l’absence d'atteinte à leur santé mentale ?

Pour vous aider dans cette démarche, nous avons développé un service d’ Assistance Collaborateur.

Le but est très simple : proposer aux collaborateurs la possibilité d’échanger avec des psychologues du travail ou cliniciens (tous expérimentés, diplômés d’État et soumis au code de déontologie FIRPS) pour apporter un soutien au moment d’une baisse de motivation ou de problème(s) personnel(s) pouvant impacter leur implication au travail ;

Et pour vous aider à piloter votre politique QVCT nous vous transmettons des données anonymisées sur l’utilisation de ce service par vos salariés tels que :

• Le nombre d’appels

  • La typologie de postes
  • La durée moyenne d’appels
  • Les périodes
  • Les thématiques abordées

Toutes ces informations vous aideront à la mise en place d’actions au quotidien et donc, par la même occasion : à créer de l’engagement, à fidéliser vos salariés ou vos collaborateurs et aussi à développer leur productivité.

Prendre contact avec un conseiller Néa RH+ pour plus d’informations.

En tant que DRH, il est donc “vital” de mettre en place des actions pour permettre de satisfaire à l’obligation de sécurité, de protéger les salariés et incidemment d‘activer aussi un réel levier pour conserver les talents ! 

Et vous, avez-vous pris toutes les mesures de sécurité pour préserver vos salariés de l’absence d'atteinte à leur santé mentale ?

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se préparer à la semaine de la QVCT

Comment se préparer à la Semaine de la QVCT 2023 ?

Améliorer la qualité de vie au travail est devenu de plus en plus important pour les entreprises, car cela permet d’offrir de bonnes conditions de travail à ses salariés, augmentant ainsi leur engagement et leur productivité. Dans cet article, nous allons parler de la Semaine de la QVCT, un événement qui permet aux entreprises de se concentrer sur la qualité de vie et les conditions de travail de leurs collaborateurs.

Comment l’organiser ?

Quelles actions puis-je mener pour rester cohérent avec mon secteur d’activité ? Si de nombreux responsable RH se posent cette question, ils ne sont pas les seuls : les salariés aussi !

Rassurez-vous, nous avons tout ce qu’il faut pour vous ! Cet article a été conçu pour vous aider à faire de la Semaine de la QVT 2023 un succès. Il fournit des explications, une marche à suivre et des recommandations pour vous guider dans l’organisation de cet événement. En utilisant les informations fournies dans cet article, vous pouvez créer une semaine de la QVT unique et adaptée à votre entreprise, tout en restant cohérent avec votre secteur d’activité.

Définition de la Qualité de Vie et des Conditions de Travail

Selon l’ANACT, la Qualité de Vie et des Conditions de Travail (QVCT) regroupe des actions visant à améliorer les conditions de travail des salariés tout en optimisant la performance globale de l’entreprise, surtout lors de transformations organisationnelles.

Il existe de nombreuses recherches menées en France et à l’étranger qui suggèrent que les employés peuvent être considérablement impactés par des conditions de travail défavorables. Des facteurs tels que le stress ou les troubles musculo-squelettiques (TMS) peuvent empêcher les travailleurs d’effectuer leurs tâches de manière efficace, ce qui peut entraîner une diminution de leur productivité, une augmentation de l’absentéisme, un roulement de personnel plus fréquent, etc.

Quelques chiffres pour illustrer le propos :

– 87% des maladies professionnelles sont liées aux TMS. (Dares, 2016) ;

– 52% des salariés se disent stressés au travail. (Cabinet Stimulus, 2017) ;

– 4,72%, c’est le taux national d’absentéisme de 2017, soit 17,2 jours d’absence par salarié et par an. (baromètre Ayming, 2017)

Et la semaine de la QVT, qu’est-ce que c’est ?

La Semaine de la Qualité de Vie et des Conditions de Travail est un événement important organisé par le réseau ANACT-ARACT. Cette semaine permet aux entreprises de réfléchir à leur environnement de travail et aux méthodes qu’ils utilisent pour contribuer au bien-être général de leur entreprise. La Semaine de la QVCT offre également un forum pour discuter des pratiques actuelles et à venir, ainsi que pour explorer les initiatives qui peuvent être mises en œuvre pour améliorer le bien-être des employés et, par conséquent, leur productivité/efficacité.

Chaque nouvelle édition de l’événement met en avant un thème différent, permettant ainsi d’élargir les perspectives et d’enrichir le programme annuel de Qualité de Vie et des Conditions de Travail. Cette approche innovante offre une opportunité unique pour renforcer et améliorer les pratiques existantes en matière de QVCT au sein de l’entreprise.

Quand a lieu la semaine de la QVCT 2023 ?

Point sur la législation en matière de temps de travail

La semaine de la QVCT a lieu chaque année, mi-juin, les dates exactes varient d’année en année. Cette fois, la Semaine de la QVT se déroulera du 19 au 23 juin 2023.

Découvrez notre livre blanc sur la semaine de la QVCT!

Quel est le thème de la semaine de la Qualité de Vie et des Conditions de Travail 2023 ?

Cette année, le thème et le calendrier de la Semaine de la QVCT 2023 n’a pas encore été dévoilé par l’ANACT.

Le thème de l’édition précédente (la 19ème) en 2022 était : ”En quête de sens au travail” .

Cette semaine dédiée à la QVCT est un événement qui place les salariés au centre des réflexions et des actions. Elle permet de valoriser leur engagement et de les impliquer dans la mise en place de projets QVCT pour améliorer leur bien-être et leur motivation. En les associant à cette démarche, vous renforcez leur investissement au travail. Profitez donc de cette occasion pour impliquer vos collaborateurs dans la réflexion et la mise en oeuvre de vos initiatives QVCT.

À savoir que vous pouvez mettre en place des actions QVCT à n’importe quel moment de l’année, en fonction des besoins de votre entreprise et de son contexte. Vous pouvez prendre comme source d’inspiration les sujets récurrents des agenda d’actions de la santé au travail pour proposer des initiatives en lien avec les thématiques actuelles.

La semaine de la Qualité de Vie et des Conditions de Travail : pour qui ?

QVCT

82% des dirigeants et des employés considèrent que favoriser la santé au travail a un impact favorable sur la productivité.

L’organisation d’une semaine de la QVCT répond généralement à des besoins exprimés par les équipes ou à des problématiques identifiées au sein de l’entreprise. Ainsi, il s’agit d’un événement destiné à tous les collaborateurs pour offrir des solutions globales de bien-être en entreprise. L’objectif de la semaine de la QVCT est de fournir des pistes de réflexion aux RH, animateurs QHSE, responsables d’équipe et décideurs, mais surtout de proposer des actions concrètes pour répondre à ces besoins et problématiques.

Il est tout à fait envisageable de mettre en place des actions QVCT visant une population spécifique au sein de l’entreprise, afin de répondre à des besoins particuliers. Pour illustrer cela, une entreprise spécialisée dans les transports pourrait organiser une semaine de la QVCT avec pour thème la vigilance et le sommeil, spécifiquement pour ses chauffeurs ou travailleurs de nuit.

Afin de mener à bien sa semaine de la QVCT, il peut être utile de se faire assister par des spécialistes de la santé et de la sécurité au travail. Ces professionnels peuvent ainsi fournir leur expertise pour guider les entreprises tout en leur faisant économiser du temps précieux. Grâce à leur regard extérieur, ils sont capables d’analyser chaque situation avec objectivité afin de déterminer les besoins et de suggérer des recommandations appropriées.

Pourquoi organiser une semaine de la QVCT ?

– 25% d’absentéisme, c’est la baisse escomptée avec la mise en place d’une démarche QVT en entreprise.

La mise en place d’une semaine de la QVCT est une opportunité pour consacrer un moment de la vie de l’entreprise à identifier et à résoudre les problèmes rencontrés par les employés. Cette initiative offre une plateforme pour réfléchir et échanger sur les moyens et les meilleures pratiques visant à améliorer la qualité de vie au travail pour tous, ce qui se traduit par une augmentation de la productivité, de l’épanouissement et en fin de compte de la performance de l’entreprise.

Les objectifs d’une semaine de la Qualité de Vie au Travail :

  • Favoriser la solidarité entre les membres de l’équipe et stimuler la motivation des salariés ;
  • Prévenir et lutter contre les risques liés aux troubles psychosociaux en milieu professionnel ;
  • Réduire le taux d’absentéisme au sein de l’entreprise ;
  • Favoriser l’implication et l’engagement des collaborateurs ;
  • Améliorer la qualité de vie au travail, augmentant ainsi la productivité.

Comment préparer sa semaine de la QVCT ?

qvct_préparer la semaine de la QVCT

Il est fortement conseillé de planifier en amont la préparation de votre semaine de la QVCT, en prenant en compte la taille de votre entreprise, le type d’événement que vous souhaitez organiser et les actions que vous envisagez de mettre en place. Le faire plusieurs mois à l’avance vous permettra de pouvoir mener à bien toutes les étapes de l’organisation et garantir ainsi la réussite de l’événement.

– 25% d’absentéisme, c’est la baisse escomptée avec la mise en place d’une démarche QVT en entreprise.

Il est essentiel de communiquer en amont et régulièrement auprès de vos salariés afin d’assurer le succès de votre évènement. Il convient de toucher l’ensemble de vos équipes en utilisant vos canaux de communication interne habituels, mais également en mobilisant les managers et les responsables d’équipe pour renforcer l’implication et la participation de tous les collaborateurs.

Comment préparer une semaine de la QVT ?

  1. Évaluez les besoins et problématiques de vos salariés en utilisant des questionnaires ;
  2. Analysez le contexte de votre entreprise, y compris les contraintes et les ressources disponibles ;
  3. Identifiez les actions les plus pertinentes pour répondre aux besoins de vos collaborateurs ;
  4. Sélectionnez les intervenants les mieux adaptés pour accompagner votre entreprise ;
  5. Évaluez l’efficacité des initiatives mises en place et les résultats obtenus ;
  6. Faites le bilan de la semaine et établissez votre programme QVCT annuel.

Pour aller plus loin : nos ressources sur la QVCT

Nous avons écris un livre blanc l’année dernière sur le sujet pour décrire les apports de la médiation au sein d’une politique de QVCT en entreprise.

Livre blanc de la QVCT

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Découvrez aussi :

Comment se préparer à la Semaine de la QVCT 2023 ? Lire la suite »

Gestion du cadre juridique

La gestion du cadre juridique de son entreprise en 2023 !

Gestion du cadre juridique

Lorsque vous êtes créateur ou dirigeant d’entreprise, à tout moment vous avez besoin :

  • d’être à jour sur les références juridiques actuelles (texte réglementaire, jurisprudence) ;
  • d’éclaircir un point de droit sur votre statut de dirigeant, vos relations commerciales, votre statut juridique ou vos obligations de chef d’entreprise ;
  • de formaliser des documents juridiques : contrat de travail, gestion des relations contractuelles (modification de contrat, rupture de contrat, etc) ;
  • de sécuriser les décisions stratégiques de la vie de votre entreprise : restructuration, transmission, ouverture du capital, mise sur le marché d’un nouveau produit, devenir JEI, etc.

 

Sans une réponse rapide et fiable à ces besoins, une entreprise peut vite se retrouver bloquée.

Comment obtenir un conseil juridique fiable et rapidement ?

Aujourd’hui, après avoir interrogé plusieurs chefs d’entreprise ayant créé leur start-up ou structure récemment et nous avons pu dégager 4 moyens principaux pour s’informer :

  • Faire appel à un Avocat spécialisé dans le domaine de droit recherché : réponse fiable, rapidité moyenne selon le type de cabinet, coût élevé ;
  • Faire appel à son Expert Comptable : réponse fiable, rapidité longue, coût relativement faible ;
  • Avoir dans son réseau personnel un expert dans le domaine de droit ciblé : réponse fiable, rapidité moyenne (quand il a le temps), coût inexistant ;
  • Avoir une Assistance Juridique : réponse fiable, rapidité élevée, coût trés faible.

Il est à noter que si toutes ces solutions se valent, certaines peuvent être complémentaires. Plusieurs avis, c’est la sécurité !

En effet, par exemple :

Les experts comptables ne sont pas des spécialistes de tous les domaines de droits.

Si leur rôle est essentiel pour le choix de la forme juridique à la création de l’entreprise et pour la gestion comptable de sa structure; sur une question de droit immobilier, de propriété intellectuelle, de droit à la consommation ou sur le RGPD par exemple, il/elle devra d’abord se renseigner avant de vous apporter un conseil.

Le temps de réponse étant rallongé, on se retrouve ensuite rapidement dans l’urgence pour prendre une décision..

L'assistance juridique : la solution complémentaire

aide à l'assistance

Le principe de l’assistance juridique, est de vous apporter une réponse fiable et rapide en vous mettant en relation avec un expert dans le domaine de droit concerné par votre demande.

Cependant, l’idée n’est pas de venir court-circuiter votre relation avec votre avocat ou votre expert comptable, mais plutôt de la compléter.

En effet, lors de la création et du démarrage d’une jeune entreprise, il est nécessaire d’être accompagné par des personnes de confiance et avec une connaissance parfaite du dossier (ce qui nous a été confirmé par tous les entrepreneurs interrogés lors de notre étude).

Mais si cette expertise est nécessaire, chacun est spécialisé dans un domaine particulier et ne peut répondre rapidement à toutes vos demandes.

C’est précisément à ce moment là, qu’intervient l’assistance juridique.

Lorsque votre question touche un domaine de compétence externe à celui de votre avocat et/ou expert comptable, vous pouvez poser votre question à un expert juridique pour vous apporter une réponse fiable, le plus rapidement possible.

Ainsi, vous économisez :

  • Du temps, car une réponse vous est apportée « en live » et vous pouvez avancer encore plus vite 🚀 ;
  • De l’argent, car vous avancez plus vite, donc vous pouvez vous concentrer davantage sur la meilleure façon d’améliorer votre entreprise et de développer votre chiffre d’affaire ! 💰;

Et vous réduisez :

  • Votre charge mentale, car une question importante auquel on a pas de réponse, c’est le meilleur moyen de s’en poser 1000 autres. Plus la réponse est rapide, plus vous faites de la place pour les nouvelles idées qui vont faire avancer votre entreprise ! 💡 ;
  • Le stress, car indépendamment de la gestion de votre charge mentale, <span « >une question sans réponse freine la dynamique du travail, qui ne doit pas être entravée par une simple formalité juridique.

C’est pour cela que la solution de Néa RH + vous est proposée 😊 (détail plus bas dans l’article).

Conclusion

En conclusion, pour gérer les questions juridiques de son entreprise en 2023, on peut compter sur l’aide de son avocat, de son expert comptable ou même sur ses recherches personnelles, mais une autre possibilité existe, celle de l’assistance juridique comme complément indispensable des options précedentes; notamment pour les entreprises en pleine structuration qui ont besoin de références fiables pour avancer encore plus vite !

 

Comment fonctionne l'assistance juridique chez Néa RH + ?

aide à l'assistance

Fonctionnement :

Vous sélectionnez le domaine de droit qui vous intéresse sur notre plateforme, nos appels sont en VOIP. Puis nous nous chargeons de vous mettre en relation avec un expert juridique spécialisé dans le domaine de droit que vous avez sélectionné.

Le + Néa RH + :

Notre avantage principal se situe dans l’utilisation de la plateforme qui est sécurisée et qui permet de sélectionner directement n’importe quel domaine de droit pour vous permettre d’obtenir une réponse fiable et actualisée. En effet, la mise en relation vous permet d’avoir la réponse immédiate d’un expert (par exemple un avocat spécialisé en droit du travail).

De plus, pour les utilisateurs d’autres services chez Néa RH + (Médiation, Solution juridique RH tout en un, ou encore Recherche d’un Avocat Contentieux), il est possible de pouvoir gérer vos services sur la plateforme directement. 

Tarification :

Notre modèle économique est simple. Nous proposons 3 formules :

Engagement de 12 mois, autant de question que vous le souhaitez
Engagement 6 mois, autant de question que vous le souhaitez
Pour tester pendant 1 mois, seulement 3 questions

Il est possible de demander une démonstration via notre page contact ou encore de combiner plusieurs services de notre plateforme.

juridique

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Découvrez aussi :

La gestion du cadre juridique de son entreprise en 2023 ! Lire la suite »

Néa vous raconte janvier 2023

Marie et Pierre : cas de médiation du travail – Relation Salarié

Article nea janvier

Marie et Pierre : cas de médiation entre collaborateurs.

Voici un exposé d’un cas récent de médiation, soumis à nos équipes et résolu par Néa RH + Les prénoms des protagonistes ont été évidemment modifiés pour respecter le principe de confidentialité, qui demeure une composante essentielle de notre charte.

Dans une entreprise de services informatiques, deux collaborateurs travaillent en binôme sur le même projet.

La première, Marie, est une développeuse expérimentée qui a rejoint l’entreprise il y a plusieurs années. Le second, Pierre, est un développeur junior qui a été embauché récemment.

Au cours des premières semaines de travail sur le projet, Marie et Pierre collaborent efficacement. Cependant, au fil du temps, des divergences commencent à apparaître sur la meilleure façon de mener à bien le projet. Marie préconise une approche traditionnelle, tandis que Pierre est plus ouvert aux nouvelles technologies et aux méthodes plus “Agiles” .

Les jours passent et le conflit persiste entraînant avec lui un ralentissement de l’avancée du projet.

Les différends entre Marie et Pierre s’accentuent et les tensions commencent à monter entre les deux employés. Ils ont du mal à travailler ensemble et leur productivité en souffre. Finalement, le conflit s’amplifie et ils en viennent à des invectives en présence d’autres collaborateurs.

La tension entre Pierre et Marie commence à se faire sentir dans tout le service et à se répercuter sur les autres collaborateurs.

Marie à la recherche d'une solution

Alors que les autres collaborateurs commencent à se plaindre d’une ambiance dégradée en raison du “comportement ingérable” du binôme, Julia, une collègue proche, décide donc d’en parler à Marie et celle-ci réalise alors l’ampleur de la situation et souhaite mettre fin à ce conflit, mais comme celui-ci a atteint un point de non-retour, Marie décide d’en parler à la DRH, qui a déjà une solution et lui propose de mettre en place une médiation pour mettre fin à ces tensions et ce conflit qui s’enlise. 

Le médiateur est nommé, il contacte Pierre et lui explique le but et les étapes de la séance. Deux jours de réflexion plus tard, Pierre donne son accord pour lancer le processus de médiation.

Les deux premières séances n’ont pas réussi à produire les résultats escomptés, la troisième rencontre a été plus fructueuse, les tensions se sont apaisées laissant place aux solutions. Les parties ont décidé de réévaluer les responsabilités respectives pour s’assurer qu’ils travaillent sur des tâches adaptées à leurs compétences, solution cautionnée par l’entreprise. 

Le conflit résolu, toute l’entreprise a pu reprendre sereinement  son travail et avancer plus efficacement dans ses projets. 

Grâce à la médiation, l’entreprise montre son engagement dans la résolution pacifique des conflits, favorise ainsi une meilleure qualité de vie au travail et une ambiance positive et collaboratrice.

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